Devenir pilote ou copilote: formation, missions et salaire

Devenir pilote ou copilote attire par la technicité du métier, les voyages et le niveau de responsabilité associé au transport de passagers ou de fret. Pourtant, le parcours ne se résume pas à apprendre à piloter. Il repose sur une aptitude médicale stricte, des licences réglementées, une solide maîtrise de l’anglais et une capacité à travailler en équipage. Que vous soyez étudiant, salarié en reconversion ou déjà titulaire d’un premier diplôme, mieux connaître les voies d’accès permet d’évaluer la faisabilité de votre projet.


Le pilote et le copilote assurent ensemble la sécurité du vol


Dans l’aviation commerciale, le pilote commandant de bord et le copilote, aussi appelé officier pilote de ligne, exercent dans un cadre de coopération très structuré. Tous deux sont qualifiés pour piloter l’avion, suivre les procédures, gérer la navigation et réagir aux situations anormales. La différence ne tient donc pas à une opposition entre un pilote « actif » et un assistant.


Le commandant de bord détient l’autorité finale sur la préparation et l’exécution du vol. Il prend les décisions liées au carburant, à la météo, aux déroutements, à la sécurité des passagers et à la coordination avec les équipes au sol. Le copilote participe à chaque étape, effectue les contrôles croisés, assure souvent une partie du pilotage manuel ou automatique et communique avec le contrôle aérien selon la répartition prévue.


Cette organisation repose sur le travail en équipage, nommé CRM, pour Crew Resource Management. Les procédures imposent des vérifications mutuelles afin de réduire les erreurs et de maintenir une prise de décision fiable, même sous pression.


La communication internationale constitue aussi une composante quotidienne du métier. L’anglais aéronautique est la langue de référence pour les échanges radio, mais l’histoire des langues construites rappelle la recherche ancienne d’un langage commun entre les peuples. Le musée consacré à l’espéranto présente cette dimension culturelle, son vocabulaire international et l’héritage de Ludwik Zamenhof. Vous pouvez en savoir plus sur cette langue conçue pour faciliter les échanges entre locuteurs de pays différents. Pour un pilote, la priorité réglementaire reste toutefois l’anglais validé selon les standards aéronautiques.


La formation de pilote d’avion combine licences, théorie et pratique


Le parcours européen est encadré par l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne, l’EASA. Pour travailler en compagnie aérienne, un candidat vise généralement une licence professionnelle et les qualifications permettant d’intégrer un équipage sur avion multimoteur.


Les licences suivent une progression réglementée


La première étape peut être la PPL, ou licence de pilote privé. Elle autorise le pilotage de loisir, sans rémunération. Pour exercer un métier de pilote, la CPL, licence de pilote professionnel, devient nécessaire.


Le cursus comprend ensuite plusieurs qualifications:



  • la théorie ATPL, qui couvre notamment la météorologie, les performances, la navigation et la réglementation;

  • la qualification de vol aux instruments, IR, pour voler avec des références principalement fournies par les instruments;

  • la qualification multimoteur, souvent appelée ME;

  • la formation MCC, destinée à préparer le pilotage à deux membres d’équipage;

  • une qualification de type, par exemple sur Airbus A320 ou Boeing 737, selon l’employeur.


Le candidat obtient d’abord un niveau souvent désigné par « ATPL théorique » ou « frozen ATPL ». Après avoir accumulé l’expérience requise, notamment 1 500 heures de vol, il peut accéder à l’ATPL complet et devenir commandant de bord, sous réserve des critères de la compagnie.


Plusieurs voies sont possibles selon votre situation


La formation intégrée, dispensée par une école agréée, suit un programme continu et intensif. Elle convient aux personnes disponibles à temps plein et peut conduire à une entrée rapide sur le marché du travail. La formation modulaire permet au contraire de passer les licences progressivement, tout en conservant une activité professionnelle ou en finançant le projet par étapes.


Des filières cadets existent également chez certains transporteurs ou écoles partenaires. Elles sélectionnent les candidats sur leurs aptitudes techniques, cognitives, linguistiques et comportementales. Les concours peuvent être exigeants, mais une partie de la formation peut être financée ou sécurisée par une perspective d’embauche.


Le diplôme scolaire facilite l’accès, sans remplacer les licences


Peut-on devenir pilote d’avion sans diplôme? Sur le plan réglementaire, aucun diplôme universitaire n’est exigé pour obtenir une licence de pilote professionnel. En revanche, vous ne pouvez pas devenir pilote de ligne sans les licences, qualifications, examens théoriques et certificats médicaux prévus par la réglementation.


Le baccalauréat, en particulier avec des bases solides en mathématiques, physique et anglais, représente un avantage pour intégrer une école ou réussir les sélections cadets. Certaines formations demandent un niveau bac ou bac + 2, tandis que d’autres évaluent davantage les compétences lors de tests d’admission.


Le certificat médical de classe 1 constitue un prérequis déterminant. Il vérifie notamment la vision, l’audition, l’état cardiovasculaire et l’aptitude psychologique du candidat. Le passer avant d’investir dans une formation coûteuse permet d’éviter un projet bloqué pour motif médical.


La durée de formation dépend du parcours choisi


Une formation intégrée vers le métier de copilote dure généralement entre 18 et 24 mois, à condition de suivre le rythme à temps plein et de réussir les examens sans interruption majeure. À cette durée peuvent s’ajouter l’attente d’une qualification de type, les sélections des compagnies et la phase d’adaptation opérationnelle.


En parcours modulaire, comptez plutôt deux à quatre ans selon votre disponibilité, votre budget, la météo et la fréquence des vols. Une reconversion professionnelle demande donc une planification réaliste, car le coût total peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.


L’entrée dans une compagnie ne transforme pas immédiatement le copilote en pilote pleinement autonome. Après la qualification de type, il suit une formation sur simulateur, des vols encadrés avec instructeur et une période de consolidation en ligne.


Le salaire d’un copilote varie selon la compagnie et les heures de vol


Le salaire d’un copilote dépend fortement de l’employeur, du réseau exploité, de la convention collective, de la base d’affectation et du nombre d’heures de vol. Dans une compagnie régionale ou sur court-courrier, un débutant peut percevoir environ 2 500 à 4 500 euros brut mensuels. Les indemnités de repas, de déplacement et de découcher complètent parfois cette rémunération.


Avec l’expérience, une qualification sur avion long-courrier ou une compagnie proposant des grilles salariales plus élevées, la rémunération peut dépasser 5 000 euros brut mensuels. Certains copilotes expérimentés atteignent des niveaux supérieurs, notamment sur des opérations internationales, cargo ou d’affaires.


Le salaire ne doit pas être le seul critère de choix. Les horaires décalés, les nuits hors domicile, les contrôles réguliers et la responsabilité opérationnelle font partie intégrante du métier de copilote.


Un projet aéronautique se prépare avec méthode


Avant de vous engager, vérifiez votre aptitude médicale, comparez les écoles agréées, analysez les conditions de financement et renseignez-vous sur les besoins de recrutement réels. Un échange avec des pilotes en activité peut aussi apporter une vision concrète des contraintes du quotidien.


Les repères à retenir sont les suivants:



  • le copilote est un pilote professionnel à part entière, qui partage la conduite et les contrôles du vol;

  • les licences EASA, l’anglais aéronautique et le certificat médical déterminent l’accès au métier;

  • un diplôme scolaire aide à intégrer certaines formations, mais ne remplace pas les qualifications aéronautiques;

  • une formation intégrée dure souvent entre 18 et 24 mois, un cursus modulaire peut s’étendre sur plusieurs années;

  • la rémunération évolue avec l’expérience, le type d’avion et la politique de la compagnie.


Les réponses aux questions fréquentes sur le métier de pilote


Peut-on devenir pilote d’avion sans bac?


Oui, selon les écoles et les parcours, le bac n’est pas toujours une obligation réglementaire. Vous devrez néanmoins obtenir les licences professionnelles, réussir les examens théoriques et pratiques, posséder un certificat médical de classe 1 et démontrer un bon niveau d’anglais.


Quelle est la différence entre un pilote et un copilote?


Le commandant de bord porte la responsabilité finale du vol et de ses décisions. Le copilote possède aussi les compétences de pilotage, exécute les procédures avec lui et peut piloter l’avion selon la répartition des tâches. Avec l’expérience requise, un copilote peut devenir commandant de bord.


Combien gagne un copilote débutant?


Un copilote débutant peut percevoir environ 2 500 à 4 500 euros brut par mois, selon la compagnie, le pays, le réseau et les indemnités applicables. Cette rémunération progresse généralement avec les heures de vol, les qualifications et l’ancienneté.


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Jacinthe

Bonjour, je m'appelle Jacinthe et j'ai 48 ans. En tant que chargée de recrutement et coach emploi, ma passion est d'accompagner les candidats dans leur recherche d'emploi et de les aider à trouver leur voie. Forte de plusieurs années d'expérience dans le domaine, je mets à disposition mon expertise pour optimiser vos candidatures et préparer vos entretiens. Ensemble, faisons de votre projet professionnel une réalité.